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Programmes de recherche

Les programmes de recherche du laboratoire SENS visent à répondre aux deux questions de recherche exposées plus haut – (a) Comprendre les déterminants de l’engagement dans une activité physique et/ou sportive régulière, et/ou des comportements sédentaires ; et (b) Comprendre les conséquences de l’engagement dans une activité physique et/ou sportive régulière, et/ou des comportements sédentaires sur la santé et le bien-être – et sont menés dans cinq contextes principaux : le sport compétitif, l'École et l'Éducation Physique et Sportive (EPS), le domaine thérapeutique, le milieu professionnel et le secteur des transports.


Interventions multi-acteurs pour promouvoir l’engagement dans des activités physiques, la santé et le bien-être, et réduire les inégalités chez les enfants et les adolescents

Contexte et problématique. L’enfance et l’adolescence sont des périodes cruciales pour établir des habitudes de vie saines tout au long de la vie. Or, l’Europe fait face à des défis majeurs, puisque 9 millions d’enfants et d’adolescents souffrent de troubles mentaux tels que l’anxiété et la dépression, et le nombre d’enfants en surpoids ou obèses a triplé en 40 ans. De plus, les inégalités de santé sont particulièrement marquées. Par exemple, en France, les enfants de 6 à 9 ans dont les parents ont un faible niveau d’éducation ont 78 % de risque en plus d’être en surpoids par rapport à ceux dont les parents ont un haut niveau d’éducation. Donner aux enfants et aux adolescents les moyens d’adopter des modes de vie sains, tout en luttant contre les inégalités de santé, constitue un enjeu majeur. Des interventions centrées sur la personne ont été développées dans cette perspective, mais elles se heurtent à plusieurs limites : elles ciblent généralement un seul acteur de l’environnement de l’enfant (enseignants, parents ou pairs) sans mobiliser simultanément l’ensemble des figures significatives ; elles se concentrent souvent sur un comportement spécifique (par exemple, l’activité physique) ou un seul domaine de vie (tel que l’école) ; leur efficacité peut varier en fonction des conditions socio-économiques ou socio-spatiales ; enfin, elles peinent à conjuguer une mise en œuvre à grande échelle avec une personnalisation adaptée aux besoins individuels.

Questions de recherche. Afin d’apporter des éléments de réponse à ces enjeux, ce programme de recherche cherchera à développer des interventions innovantes s’appuyant sur des solutions numériques qui ciblent des acteurs multiples (parents, enseignants, éducateurs, pairs, professionnels de santé) de façon coordonnée, en les formant à l’adoption d’un style d’interaction qui responsabilise les jeunes dans l’adoption de comportements bénéfiques pour leur santé (activité physique, écrans, alimentation, sommeil). L’objectif est d’aboutir à des interventions efficaces pour toutes et tous, quel que soit le genre, l’origine socio-économique ou géographique, ou l’état de santé des enfants et des adolescents.

Stratégie partenariale. Ce programme de recherche repose sur le projet YEAH ! qui est financé par le programme-cadre HORIZON EUROPE (AAP Staying Healthy du Cluster Santé) de 2025 à 2030 pour 10 M€ (dont 1.2 M€ pour SENS). Ce programme, coordonné par SENS, implique 7 autres laboratoires du site (TIMC, HP2, PACTE, GAEL, LIG, CERAG, GRICAD) et 16 partenaires de 10 pays (UGA ; U. Jÿvaskÿla, FI ; U. Southern Denmark ; ACCARE, NL ; U. Libre Bruxelles, BL ; U. Heidelberg, ALL ; Glasgow Caledonian U., UK ; U. Babes-Bolyai, RO ; U. Thessaly, GR ; ISGlobal et IISPV, ES ; ENS Rennes ; Rennes 2 ; USMB ; CHU Clermont-Ferrand ; Association Vivons en Forme). 

Déterminants de l’engagement dans des mobilités actives et durables, et conséquences sur le bien-être général et au travail

Contexte et problématique. Le transport routier constitue une des principales sources d’émission de gaz à effet de serre, de polluants atmosphériques, et contribue à la sédentarité. Malgré des politiques publiques favorisant les mobilités alternatives, telles que la réintroduction du tramway et le développement du réseau cyclable dans la région grenobloise, l’usage de la voiture reste dominant, en particulier en périphérie, où près de 60 % des trajets de 1 à 3 km se font en voiture. Cette prédominance interroge les mécanismes sous-jacents aux choix de transport, notamment la persistance des comportements motorisés malgré une sensibilisation croissante aux enjeux environnementaux. Dans ce cadre, plusieurs approches complémentaires peuvent éclairer les processus décisionnels liés aux déplacements quotidiens. Une première perspective porte sur les facteurs psychosociaux, socio-spatiaux et économiques qui influencent l’efficacité des interventions visant à promouvoir la mobilité active et durable, notamment sur le lieu de travail. Une seconde repose sur l’analyse des réseaux sociaux et des dynamiques collectives pour comprendre comment les interactions entre collègues façonnent les pratiques de mobilité. En parallèle, la transposition de méthodes issues des sciences cognitives permet d’explorer les tendances automatiques qui guident les choix de transport, en révélant les biais implicites favorisant l’usage de la voiture au détriment des modes actifs. Enfin, la transition écologique des pratiques sportives en montagne représente une autre facette essentielle des enjeux de mobilité et de durabilité. Les sports de montagne, et en particulier les sports d’hiver, sont profondément affectés par les mutations environnementales et économiques induites par la transition énergétique. Les adaptations nécessaires à cette transition auront un impact direct sur les comportements des pratiquants, les modèles économiques des stations et des entreprises du secteur, ainsi que sur l’accessibilité et l’attrait de ces activités. L’interaction entre mobilité durable et transformation du sport en montagne constitue ainsi un levier clé pour comprendre comment les individus et les structures s’adaptent à ces changements et quelles sont les répercussions sur leur engagement dans ces pratiques.

Questions de recherche. Ce programme de recherche s’attachera à identifier les facteurs psychosociaux, économiques et spatiaux qui influencent l’adoption et le maintien de pratiques de mobilité active et durable. Il évaluera l’impact d’interventions fondées sur les modèles de changement de comportement s’appuyant sur du face-à-face avec les intervenants, des méthodologies de co-construction de programmes ou sur des outils numériques, en milieu professionnel et dans la vie quotidienne, et analysera le rôle des normes sociales, de l’auto-efficacité et des dynamiques collectives dans la transformation des habitudes de déplacement. Une attention particulière sera portée aux mécanismes socio-cognitifs impliqués dans le choix des modes de transport, en examinant comment les tendances automatiques, les processus implicites et explicites façonnent les décisions et les comportements de mobilité, et aux modérateurs socio-spatiaux (marchabilité, cyclabilité) de l’efficacité des interventions. Par ailleurs, ce programme évaluera les effets de ces interventions sur le bien-être des individus, en mettant en lumière les interactions entre pratiques de mobilité, qualité de vie et santé physique et mentale. Enfin, ce programme étudiera les effets de la transition écologique sur les comportements des pratiquants de sports de montagne, en examinant comment ces transformations affectent l’accessibilité, la participation et les modèles économiques des activités sportives en montagne.

Stratégie partenariale. Ce programme de recherche repose sur le projet Intermob, dont les données ont été collectées et pré-traitées sur le contrat en cours, et dont l’analyse et la valorisation seront financées sur le prochain contrat par  l’AAP AQACIA de l’ADEME (250 k€, 2023-27) et le projet FORESEE (150 k€, 2025-31), par le projet RESPRO financé par l’ANR de 2024 à 2028 pour 177 k€ (ANR JCJC porté par GAEL), par le projet ResPro (9 k€ financés par l’UGA) et par le projet sur la transition écologique et économique financé par la région AURA de 2023 à 2026 pour 20 k€. Ce programme bénéficie également de partenariats avec le milieu socio-économique aux niveaux local et national : Grenoble Alpes Métropole, SMMAG, Cars Région AURA, SNCF Voyageurs, l’Alliance Université Entreprise de Grenoble, la Région AURA Mission filière « Sport, Montagne, Tourisme, et Chimie-environnement » et la société Kiplin.

Déterminants de l’engagement dans des activités physiques, formation des acteurs, et conséquences sur la santé et le bien-être en contexte scolaire et professionnel

Contexte et problématique. L’engagement dans une activité physique, que ce soit en milieu professionnel ou scolaire, joue un rôle fondamental dans le bien-être physique, mental et social des individus. Face aux nombreuses barrières structurelles et psychosociales qui limitent l’accès à ces pratiques, la mise en œuvre de programme d’intervention et de formation des acteurs de la promotion de l’activité physique constituent des leviers importants à examiner. En contexte scolaire, l’Éducation Physique et Sportive (EPS) reste un terrain d’étude privilégié pour comprendre les inégalités et les expériences d’activités physiques différenciées des élèves. L’histoire de l’EPS montre que cette discipline a été marquée par des différenciations genrées, influençant les parcours des enseignantes et la perception de la mixité dans l’enseignement des activités physiques. Par ailleurs, la place des élèves dans l’histoire de l’EPS a longtemps été sous-explorée, et les récits de leur vécu dans cette discipline restent largement absents des travaux de recherche. Ces travaux permettent de saisir certains déterminants sociétaux (notamment les stéréotypes de genre et les normes culturelles) de l’engagement dans la pratique des APS. Actuellement, la formation des enseignants d’EPS à la promotion d’un mode de vie physiquement actif demeure un enjeu important dans la lutte contre la sédentarité. Plus largement, dans les disciplines académiques autres que l’EPS, les travaux qui portent sur la classe active - activité physique intégrée à l’enseignement - montre des effets bénéfiques sur le bien-être et la santé mentale des élèves ainsi que sur les fonctions cognitives et leurs résultats scolaires. Plusieurs leviers sont susceptibles de favoriser l’implémentation de classes actives : l’adoption par les enseignants d’un style motivationnel soutenant et créatif, de pratiques pédagogiques favorisant le développement des compétences psychosociales des élèves, ainsi que l’instauration d’un leadership partagé et transformationnel de la part du chef d’établissement. En milieu professionnel, la sédentarité constitue également un enjeu de santé majeur, notamment en raison de ses effets délétères sur la santé physique et mentale. La mise en place de pauses actives représente, dans ce contexte également, une piste prometteuse pour améliorer le bien-être des travailleurs, en réduisant les comportements sédentaires et en favorisant une meilleure récupération psychologique. Toutefois, l’adhésion à ces programmes et les mécanismes précis par lesquels l’activité physique influence le bien-être au travail restent encore peu documentés. De plus, certaines catégories de travailleurs, comme les personnes en situation de handicap mental évoluant en milieu protégé du travail ou les travailleurs sociaux, sont particulièrement vulnérables aux effets négatifs des conditions de travail sur leur santé et leur bien-être.

Questions de recherche. Ce programme de recherche explorera les déterminants et les effets de l’engagement dans une activité physique en milieu scolaire et professionnel. Dans le cadre d’études descriptives et corrélationnelles, il s’agira d’examiner les effets des dynamiques de genre, des inégalités d’accès à l’activité physique, du style motivationnel et des pratiques pédagogiques des enseignants. Dans le cadre d’études interventionnelles, l’efficacité des interventions visant à réduire la sédentarité et/ou à augmenter l’activité physique sera testé sur le bien-être au travail des salariés ; et l’efficacité de programmes de formation des enseignants aux compétences psychosociales et de chefs d’établissement au leadership partagé, sera examinée sur le bien-être des professionnels et des élèves.

Stratégie partenariale. Ce programme de recherche repose sur plusieurs projets : le projet de thèse de Sandrine Bourrain, Créactivité, financé par le pôle Pégase et le labEx CerCog de septembre 2023 à juin 2026 pour  39 000€, les projets de thèse de Ibtissem Aguel (leadership des chefs d’établissement) et Samuel Garnier (style motivationnel) qui ne sont pas financés, et le projet de thèse d’Elodie Leclerc financé par un contrat doctoral de l’UGA. Ce programme bénéficie également de partenariats avec l’Éducation nationale, avec l’APST (Association Prévention Santé Travail) 26/07, l’APST 38, et l’AFIHP (Association familiale de l'Isère pour Personnes Handicapées).

Déterminants de l’engagement dans des activités sportives compétitives et conséquences sur la santé et le bien-être

Contexte et problématique. La pratique d’une activité sportive compétitive implique des exigences physiques, psychologiques et sociales qui peuvent avoir des effets contrastés sur la santé et le bien-être des athlètes. Si l’engagement dans une pratique intensive peut favoriser la satisfaction et le bien-être, il peut également générer des risques accrus de stress, d’anxiété, de blessures, et de troubles physiques. L’environnement social joue un rôle clé dans l’expérience des jeunes athlètes investis dans la compétition. Les relations entre et avec les entraîneurs et les parents influencent leur motivation et leur bien-être, mais peuvent également jouer un rôle dans les stratégies qu’ils mettent en place pour faire face au stress qu’ils rencontrent. De plus, la conception même de la performance sportive, souvent réduite aux résultats et aux classements, oriente les attentes et les pressions exercées sur les athlètes, indépendamment des ressources disponibles. Par ailleurs, certains contextes de pratique, comme l’Ultra-Trail Running, posent des défis particuliers en raison de leur intensité extrême. Le développement rapide de ces épreuves interroge les effets de cette pratique sur la santé physique et mentale des participants, qui présentent des profils et des niveaux de condition physique très hétérogènes. Enfin, les sports collectifs introduisent des exigences spécifiques liées aux interactions entre coéquipiers, entraîneurs et adversaires, influençant la gestion du stress et de la récupération, et la régulation émotionnelle des athlètes. Ces dynamiques complexes ont un impact direct sur leur expérience sportive et leur bien-être global.

Questions de recherche. Ce programme de recherche explorera les liens entre les relations interpersonnelles dans le sport de compétition et leurs effets sur le bien-être, le stress, les blessures et la performance des athlètes, en portant une attention particulière aux dynamiques entre entraîneurs, parents et athlètes. Il analysera également la relation entre performance économique et performance sportive dans le sport de haut niveau afin d’identifier le rôle des ressources financières dans l’atteinte des résultats. Une autre dimension du programme s’intéressera aux processus de récupération et de fatigue psychophysiologique pour mieux comprendre leur effet sur la performance et le bien-être des athlètes, et in fine pouvoir développer des interventions destinées à promouvoir le bien-être. Enfin, une approche multidimensionnelle permettra d’étudier les facteurs psychologiques, physiologiques, neurocognitifs et biomécaniques qui influencent l’engagement et le maintien dans l’Ultra-Trail Running, en intégrant une analyse longitudinale des déterminants de la réussite ou de l’abandon et des conséquences sur la santé physique et mentale à moyen terme.

Stratégie partenariale. Ce programme de recherche repose sur le CDP SportPerfHealth qui est financé par le programme IDEX UGA de 2022 à 2026 pour 1 M€ (dont 340 K€ pour SENS), le programme Initiatives de Recherche à Grenoble Alpes (IRGA) de 2024 à 2027 pour 150 K€, deux financements de l’ANRT pour des thèses CIFFRE de 2021 à 2026 et un financement de l’école doctorale ECLIS de Nantes Université de 2023 à 2026. Il fait également l’objet de plusieurs demandes de financement en cours d’évaluation au sein de l’ANR JCJC pour 2026 à 2030 pour 533.671€ (phase 2), du LabEX CerCog pour 2025 à 2028 pour 150 K€, et du GDR Sport & activités physiques pour 2025 à 2028 pour 150 K€. Ce programme bénéficie également de partenariats avec le milieu socio-économique aux niveaux local et national : la fédération française de skateboard, le club de rugby de Grenoble (FCG) et de Chambéry (SOC), le club de hockey sur glace de Grenoble : les Brûleurs de loup, le club de basketball de La Tronche-Meylan (BTCM), et l’association SporPro (Massy).

Déterminants de l’engagement dans des activités physiques chez des personnes âgées vulnérables et conséquences sur le bien-être

Contexte et problématique. Le vieillissement de la population s’accompagne de défis majeurs en matière de prévention de la perte d’autonomie et de maintien de la santé. L’activité physique joue un rôle essentiel dans la préservation des capacités fonctionnelles et du bien-être des personnes âgées, mais son adoption et son maintien restent particulièrement complexes chez les populations les plus vulnérables, notamment celles éloignées du système de soins. L’accès limité aux ressources de prévention, les représentations socioculturelles du vieillissement et les barrières physiques et psychologiques constituent autant de freins à la pratique régulière d’une activité physique dans ces groupes spécifiques. Ce programme de recherche vise à développer une approche innovante de prévention, intégrant des dimensions d’accessibilité, d’empowerment et de personnalisation tout au long du parcours de soin, en s’appuyant sur des solutions numériques adaptées. 

Questions de recherche. Ce programme de recherche explorera les facteurs influençant l’engagement des personnes âgées vulnérables dans une activité physique régulière en intégrant des dimensions biologiques, psychologiques, socio-économiques et culturelles. Il cherchera à identifier les mécanismes sous-jacents à l’adhésion et au maintien de ces comportements, en mettant en perspective les limites des modèles classiques de changement de comportement dans cette population spécifique. Deux types d’interventions seront analysés. D’une part, le programme de recherche portera sur l’efficacité d’une intervention comportementale ciblée, construite à partir des déterminants préalablement identifiés, visant à optimiser la pratique de l’activité physique et à améliorer la qualité de vie des participants. D’autre part, une comparaison des effets de différentes modalités de réentraînement, associées à des stratégies motivationnelles, sera conduite afin d’identifier les approches les plus efficaces pour renforcer la condition physique et encourager l’adoption pérenne d’un mode de vie actif chez les personnes âgées en situation de fragilité.

Stratégie partenariale. Ce programme de recherche repose sur le projet Pre.S.Age qui est financé par l’ANR (PPR Autonomie) de 2024 à 2029 pour 3.18M€ (dont 322 k€ pour SENS). Il s’appuie également sur le projet EPAF dont le contrat doctoral d’Antonin Mahugnon est financé par la Graduate School de l’UGA (79 200 ).

Adhésion aux interventions en santé et engagement dans l’activité physique

Contexte et problématique. L’adhésion aux interventions en santé, qu’il s’agisse de traitements médicamenteux, de rééducation physique ou d’activités thérapeutiques, constitue un défi majeur dans l’amélioration de la qualité de vie des patients et l’optimisation des prises en charge. L’engagement dans l’activité physique adaptée et l’éducation thérapeutique sont aujourd’hui reconnus comme des leviers essentiels pour améliorer l’état de santé des patients atteints de maladies chroniques ou souffrant de douleurs musculo-squelettiques. Pourtant, les taux d’adhésion aux recommandations restent faibles, et de nombreux patients peinent à intégrer durablement ces pratiques dans leur quotidien. Les perceptions des patients et des professionnels de santé vis-à-vis des innovations organisationnelles, notamment l’intégration de l’activité physique adaptée dans les parcours de soins, influencent fortement leur accessibilité et leur efficacité. Par ailleurs, la compréhension des croyances et des expériences des patients concernant l’activité physique en contexte de douleur chronique est essentielle pour identifier les barrières et les leviers facilitant leur engagement. De plus, le développement d’habitudes comportementales durables en rééducation et en kinésithérapie apparaît comme un facteur clé pour surmonter les difficultés d’adhésion aux exercices thérapeutiques. Enfin, la collaboration interprofessionnelle et le bien-être des soignants eux-mêmes sont également des éléments déterminants dans la mise en œuvre efficace de ces interventions en santé.

Questions de recherche. Ce programme de recherche s’attachera à mieux comprendre les déterminants de l’adhésion aux interventions en santé, en analysant les perceptions des patients et des professionnels vis-à-vis des innovations organisationnelles et de l’intégration de l’activité physique adaptée dans les parcours de soins. Il explorera les expériences et croyances des patients souffrant de douleurs chroniques pour identifier les freins et les facilitateurs de leur engagement dans l’exercice thérapeutique. Une attention particulière sera portée à la formation et au développement d’habitudes comportementales en kinésithérapie afin de favoriser l’adhésion aux exercices à domicile. Enfin, ce programme examinera le rôle des dynamiques interprofessionnelles et de la qualité des environnements de soins dans l’amélioration de l’expérience des patients et du bien-être des professionnels de santé impliqués dans ces démarches.

Stratégie partenariale. Ce programme de recherche repose sur la thèse de N. Matynia, financée grâce à un contrat doctoral de l’UGA. Il fait également l’objet de plusieurs demandes de financement en cours d’évaluation. Ce programme bénéficie également de partenariats avec le Département de kinésithérapie du CHU Grenoble Alpes.

Publié le 22 juin 2026

Mis à jour le 22 juin 2026